AUGMENTATION MAMMAIRE

AUGMENTATION MAMMAIRE

La poitrine est l’une des caractéristiques les plus importantes de la sensualité et de l’attractivité du corps de la femme. De même, le sein joue un rôle très important dans la confiance en soi et dans l’épanouissement personnel que ce soit professionnel et/ou privée. Si, pour des raisons génétiques, le sein est trop petit ou de forme peu attrayante, une augmentation du volume de la poitrine peut être la solution. L’augmentation mammaire est une intervention chirurgicale plastique, qui aide à favoriser un sentiment de bien-être et de confiance en soi.

L’augmentation mammaire, est l’une des opérations esthétiques les plus fréquentes chez la femme. Au sein de mon activité, j’effectue des augmentations mammaires par des implants ou par de la graisse. En tenant compte de vos désirs, nous planifions et examinons la forme exacte de votre sein et la méthode chirurgicale correspondante. Ensuite, l’opération est mise en œuvre par mes soins en clinique au bloc opératoire soit à Lausanne ou à Genève dans des conditions extrêmement stériles et professionnelles.

Comment choisir la taille des prothèses mammaires ?

Le choix des prothèses doit se faire en accord entre la patiente et le chirurgien. Ce dernier doit conseiller au mieux la patiente sur les possibilités, ainsi que l’adéquation entre sa morphologie et l’obtention d’un résultat le plus naturel possible. En pratique, lors de la consultation, le chirurgien dispose de prothèses mammaires d’essai que la patiente place dans un soutien-gorge spécialement choisi à cet effet.

Cela va permettre à la patiente d’apprécier les différents volumes en accord avec sa silhouette. De plus une simulation est proposée sur l’ordinateur, afin de se rendre compte du rendu. Ainsi et seulement de cette façon, la patiente n’est jamais déçue du volume obtenu après l’intervention.

Augmentation mammaire avec votre propre graisse – une alternative naturelle ?

Beaucoup de femmes aimeraient une augmentation du volume du sein comme symbole de féminité, de sensualité et de fertilité. Cependant, toutes les femmes ne sont pas favorables à un implant. L’augmentation mammaire avec sa propre graisse représente une alternative plus naturelle pour remplir et modeler les seins. La propre graisse présente de nombreux avantages qui la rende efficace pour une augmentation modérée du volume de la poitrine.

Elle peut être obtenue relativement facilement par liposuccion. Cette graisse n’a aucun risque de rejet. Une partie de la graisse transférée se résorbera dans les premiers mois. En outre, votre graisse reste toute la vie à l’endroit où elle a réussi à se greffer. Fondamentalement, cette intervention est au bénéfice de deux opérations en même temps soit la liposuccion et l’augmentation du volume mammaire.

Faut-il choisir des prothèses mammaires en silicone ou sérum physiologique ?

A ce jour, aucune étude scientifique sérieuse n’a pu mettre en évidence une responsabilité quelconque du silicone dans la survenue d’une maladie auto-immune. Le grand avantage des prothèses mammaires en gel de silicone est une sensation beaucoup plus naturelle des seins au toucher que celle remplie de sérum physiologique. Ces dernières ont également le désavantage de perdre du volume avec le temps. A ce jour, les implants mammaires les plus posés sont en silicone.

Les prothèses mammaires gênent-elles le dépistage du cancer du sein ?

La mise en place de prothèses dans le cadre d’une augmentation mammaire n’entrave pas le dépistage précoce d’un cancer du sein.

Les femmes peuvent continuer à pratiquer l’auto examen de leurs seins.

Dans le cas où vous décelez quelque chose d’anormal, vous devez simplement vous adresser à votre chirurgien esthétique qui sera à même de faire la différence entre une anomalie due à la prothèse et une tumeur.

Les examens d’imageries

Vous pouvez bien sûr continuer à profiter des avantages des mammographies de dépistage, la prothèse ne gênant absolument pas l’examen. Les mammographies numérisées et autres examens radiographiques d’aujourd’hui permettent la réalisation d’un examen très précis de la glande mammaire, même chez les patientes porteuses d’implants mammaires.

Quel est le risque d’un cancer induit par les implants ?

Depuis quelques temps on parle de lymphomes anaplasiques à cellules géantes (LAGC) ou ALCL pouvant se développer chez certaines personnes portant des implants mammaires. Plus précisément liés aux implants macrotexturés.

Selon la FDA (Food and Drug Administration), le risque absolu pour les patientes porteuses d’implants mammaires texturés se situerait entre 1/3 817 et 1/30 000. Cette grande variation réside dans la présence de différentes textures recouvrant les implants (macro , micro ou lisses).

Cependant, le risque encouru reste rare. Aux Etats-Unis, jusqu’en septembre 2018, 457 cas de LAGC avaient été signalés.

Pour les patientes porteuses d’implants mammaires, il faut toutefois rester vigilant sur l’apparition des symptômes suivants : liquide autour de la prothèse qui se manifeste par une augmentation soudaine du volume mammaire, ainsi que des douleurs.

L’apparition des symptômes est possible dès 1 an après la pose d’implants mammaires, mais en moyenne s’observe entre 8 à 10 ans après l’opération.

Pris rapidement le traitement a d’excellent pronostic mais nécessitant le retrait des implants.

Pour des informations plus détaillées vous pouvez consulter votre chirurgien.

Implants mammaires : y a-t-il un risque de cancer du sein ?

Les adénocarcinomes de la glande mammaire, qui représentent 95% des cancers du sein, n’ont aucun lien de cause à effet démontré par les implants mammaires.

Aujourd’hui le marquage CE est obligatoire pour que les prothèses puissent être commercialisées en Europe. Les normes sont aujourd’hui très strictes et doivent être appliquées par l’ensemble des laboratoires fabriquant les prothèses.

L’affaire des implants PIP  a montré l’importance des exigences sur les contrôles de qualité : contrôle de la qualité du silicone utilisé, l’évaluation avec études chimiques et biologiques des constituants utilisés, étude de l’étanchéité de l’enveloppe, la traçabilité des implants avec identification par numéros de série.

Y a-t-il un âge physiologiquement idéal ?

Légalement, il n’y a pas d’âge prévu pour valider une demande d’augmentation mammaire. Une augmentation mammaire, qu’elle soit réparatrice ou esthétique, ne peut pas être réalisée avant que le sein n’ait achevé son développement, c’est à dire après 17 ans.

A l’adolescence, la fluctuation hormonale encore anarchique et l’éventuelle prise de contraceptifs oraux influent sur le volume mammaire qui n’est pas encore établi.

Comment se déroule l’intervention ?

Généralement, ce sont des implants en silicone qui sont choisis. Ils peuvent être de formes rondes ou anatomiques. Ce choix sera déterminé lors de la consultation préopératoire. L’incision peut se localiser dans le sillon sous-mammaire, péri-aréolaires ou également dans les aisselles. A travers cette ouverture, le chirurgien crée une “poche” dans laquelle il insère l’implant mammaire. Cette cavité est créée soit entre le tissu mammaire et musculaire (poche retro-glandulaire), soit sous le muscle pectoral (poche retro-musculaire) ou en dual plan (partie supérieure retro-musculaire et partie inférieure en retro-glandulaire). En outre, des seins de différentes tailles peuvent être compensés au moyen d’implants.

  • Durée de l’intervention: 1 heure
  • Anesthésie générale ou anesthésie locale associée à une sédation
  • Séjour hospitalier: ambulatoire ou 1 nuit d’hospitalisation
  • Suture par fils résorbables.

Après l’opération

Durant les tout premiers jours après l’intervention, la patiente doit prendre des analgésiques afin de soulager les douleurs.

Une convalescence de 10 jours à 2 semaines est nécessaire après une augmentation mammaire. La patiente devra porter un pansement pendant quelques jours, puis porter un soutien-gorge de sport 24h/24 pendant 1 mois.

En avion ou en plongée, ai-je des risques à porter des prothèses mammaires ?

Signalons au passage que la pressurisation dans la cabine des avions recrée l’atmosphère terrestre, avec une légère surpression. Il s’agit donc purement et simplement d’un mythe ou idée reçue. Il en est de même pour la plongée sous-marine.

En conséquence, il n’y a donc pas plus de risque à prendre l’avion, qu’à marcher sur la terre ferme ou encore à faire de la plongée sous-marine. L’important dans tout cela reste le choix d’un praticien qualifié qui utilisera des implants mammaires de qualité respectant les normes en vigueurs.

Possibles risques de complications de l’augmentation mammaire

Les risques de complications liés à l’augmentation mammaire sont très rares, mais sérieux. Ils peuvent inclure:

  • Une hémorragie post-opératoire, qui nécessite une reprise au bloc opératoire pour trouver le vaisseau qui s’est remis à saigner.
  • Les accidents thromboemboliques comme la phlébite (trombone veineuse) avec le risque d’embolie pulmonaire : il s’agit d’une complication qui peut être grave. Une mobilisation précoce post-opératoire réduit ce risque.
  • Une infection : elle se produit dans 1 % des cas. Si la prise d’antibiotiques ne règle pas le problème, il sera nécessaire de retirer les implants.
  • Une baisse de sensibilité péri-aréolaire : 3 à 15 % des femmes voient leur sensibilité tactile diminuer ou disparaître totalement dans la région de l’aréole.
  • Un déplacement de l’implant ou une rotation pour les implants anatomiques: il faut alors opérer à nouveau pour le remettre en place.
  • Un aspect de plis ou de vagues : cette complication est davantage présente chez les patientes minces portant des implants mammaires au sérum (plutôt que ceux remplis de gel de silicone) et de grands volumes. Leur apparition nécessite un traitement adapté (prothèses de plus petite taille, en position rétro-musculaire, si possible en gel de silicone à haute cohésion…)
  • Une contracture capsulaire : présente dans 25 % des cas, il s’agit d’une enveloppe fibreuse fabriquée par le corps autour de tout corps étranger. Avec le temps, cette enveloppe se contracte autour de l’implant, ce qui entraine des déformations, des douleurs et un durcissement des seins. Il s’agit d’une capsulite rétractile.
  • La rupture de l’implant : on ne peut jamais être certain que l’implant restera « entier » toute la vie. De nombreux cas de ruptures d’implants sont répertoriés, principalement lorsque ceux-ci datent de 10 ans et plus. Le gel de silicone étant cohésif, lors d’une rupture d’implant, le gel restera localisé dans la poche et la forme du sein ne sera plus la même. Dans ce cas, il est nécessaire d’opérer à nouveau afin de retirer l’implant et en remettre un nouveau si la personne le souhaite.